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Qu’est-ce que la conjugopathie et comment se soigner ?

Le couple est une entité sociale basée sur la solidarité, l’entraide et la bienveillance. Il repose sur un socle d’amour mutuel et de soutien, nécessaire à la fondation d’une famille. S’il est normal d’avoir son lot de désaccords voire même de disputes, certaines limites une fois franchies occasionnent des dégâts. Parmi ces derniers, la conjugopathie est un trouble psychologique ressenti de manière individuelle, et se répercutant dans la relation. C’est un problème de santé qu’il est indispensable de traiter.

Conjugopathie, la définition

La conjugopathie est un trouble psychologique, provoquant la souffrance d’une personne dont l’origine est le mal-être du couple. Elle peut par ailleurs s’étendre à l’autre membre. C’est une patholologie qu’il convient de prendre au sérieux puisque les conséquences peuvent être durables, voire graves, allant jusqu’au suicide. L’enjeu est souvent d’autant plus important si le foyer possède un ou plusieurs enfants qui peuvent être impactés.

Afin de maintenir un équilibre amoureux, un couple doit sans cesse fournir des efforts, proposer des ajustements. Tant que la relation est alimentée par chaque partenaire, et qu’un dialogue reste libre en cas de litige, la relation est supposée saine. Mais un mal-être prolongé de l’une des deux personnes constituant le couple peut devenir une source de déséquilibre.

Symptomes de conjugopathie, problème de couple

Les causes d’une Conjugopathie

Une rancœur prolongée, non dite et enfouie de la part d’un des conjoints peut être l’amorce d’une conjugopathie. Avec le temps, chaque phrase est mal interprétée, a cause d’une communication verbale ou para-verbale inadaptée. L’attitude de l’un et de l’autre alors deviennent défensives et repliées, et à moyen-long terme cela peut parfois mener à une rupture complète des échanges. Par la suite, des complications de plus en plus en plus importantes apparaissent. Le comportement de l’autre ne faisant que renforcer le malaise, le trouble s’auto entretient, et devient un problème de santé.

La vieillesse peut être l’une des causes car les sujets de frustration enfouis sont le terreau de troubles latents, qui grossissent inévitablement avec le temps.

Si l’un des deux individus manipule ou abuse constamment de l’autre (de manière consciente ou inconsciente), la relation devient alors toxique et le trouble peut s’installer à ce moment-là. Des violences physiques, morales, ou des comportements addictifs peuvent très bien être à l’origine d’une conjugopathie chez le sujet qui en fait les frais.

Enfin, d’autres éléments déclencheurs peuvent intervenir en dehors du couple, créant chez l’un des deux une fragilité qui, s’immisçant dans le couple, peut dégénérer en conjugopathie. Ces facteurs peuvent être un contexte social difficile, un isolement familial, une addiction à l’alcool ou aux drogues, des problèmes physiques ou mentaux ainsi qu’une dépression nerveuse. Mieux vaut savoir détecter en amont les signes d’un couple qui va mal pour éviter d’aggraver la situation.

La conjugopathie chez un couple âgé

Dans le temps de la vie professionnelle, chacun des partenaire bénéficie de sa vie à soi avant de se retrouver. Au travail, on côtoie d’autres personnes, on communique avec le monde extérieur, on a un apport d’informations autres. Une fois à la maison, on échange autour de ces sujets et on bénéficie de ces moments de présence absence. C’est ce qui aide aux échanges et donne le plaisir de se retrouver.

Alors à l’arrivée de la retraite, c’est le bouleversement puisqu’à présent chaque conjoint doit vivre avec l’autre 24h/24. Cela peut donc parfois se transformer en crise du monde intérieur, surtout lorsque les positions de chacun sont rigides et sur la défensive. La cohabitation au quotidien devient difficile et chacun inspecte l’autre avec sa loupe, la seule présence du partenaire devient une nuisance.

Pour un couple âgé, la conjugopathie est la matérialisation de cette crise qui arrive, entre autres, à cause du contexte de cohabitation forcée à l’arrivée de la retraite. La sévérité du problème, et la résolution de ce dernier seront majoritairement liées à la dépendance l’un à l’autre, la préservation de temps pour soi, l’apport de personnes extérieures pour rafraîchir la communication. Une alliance familiale autour de l’un des deux individus peut également provoquer et accélérer la conjugopathie chez le conjoint qui souffre. Pour la famille, attention donc à garder une forme de recul et ne pas prendre parti dans le problèmes de couple.

La conjugopathie parentale

Lorsque les conjoints sont parents, le contexte est d’autant plus favorable à l’apparition du phénomène. Responsabilités accrues, stress accentué, horaires amplifiés et logistique impitoyable. Ces ingrédients favorisent une mauvaise communication au sein des partenaires, qui a tendance à reporter les échanges, voire même les éviter. Un des facteurs aggravants est la formation d’une alliance familiale autour de l’un des conjoints, qui créera une séparation et renfermera l’un des deux partenaires dans son mal-être.

Il est donc nécessaire de trouver des temps d’échange, de jeux en commun avec l’enfant, de garder des loisirs (sans l’enfant également), de trouver un bien-être au travail.

Si les conjoints n’arrivent pas à trouver cet équilibre, alors ultimement ces troubles psychologiques peuvent mener au divorce, avec l’enfant comme victime collatérale, ce qui représente un enjeu d’autant plus élevé.

Femme en dépression triste partenaire en conjugopathie

Les symptomes de la conjugopathie

Le trouble mental qu’engendre cette maladie se caractérise par un sentiment de dépression, d’isolement et de souffrance mentale. Elle se manifeste également par une dépendance physique ou psychologique du « mal portant » envers le « bien portant » qui mène à une détérioration de sa santé. Le sujet se referme sur lui-même et le couple auto-entretient cette douleur par le comportement des partenaires qui renforce la situation.

Des couples ayant eu par le passé une relation conjugale apaisée et saine peuvent voir l’un des deux membres avec le temps développer cette pathologie, à n’importe quel stade de la vie du couple.

L’enfant dont au moins l’un des parents souffre de conjugopathie peut aller au-devant de complications psychologiques à son tour. C’est un cas de figure qui doit être pris en ligne de compte et pour lequel il ne faut pas attendre avant d’agir. Les enfants doivent à tout prix être préservés des troubles conjugaux.

Traitement de la conjugopathie par un psychologue thérapeute

Quelles solutions pour traiter la conjugopathie ?

La thérapie de couple apparait comme un remède essentiel pour traiter ces troubles conjugaux. Mais avant de la démarrer, il d’abord indispensable de réaliser qu’il existe un problème. Alors comment repérer la conjugopathie ? Les premiers signes de cette pathologie peuvent se manifester sous la forme d’une dépression prolongée, ou bien d’épisodes récurrents chez un partenaire dans un contexte conjugal instable. La souffrance mentale est le marqueur d’une conjugopathie qui s’installe. Pour trouver une solution, il faut accepter d’aller chercher de l’aide auprès d’un professionnel de santé, et d’accepter, en somme qu’il y a quelque chose à régler dans le couple.

Se faire accompagner par un thérapeute spécialisé dans les problèmes de couple est l’un des seuls moyens de parvenir à dépasser la maladie. Ce praticien de santé doit travailler avec les deux membres du couple ensemble, et peut rajouter des séances séparées. Bien qu’une thérapie personnelle soit d’un grand secours dans la résolution de ces troubles, il est cependant déconseillé de confier à ce même professionnel la thérapie du couple. Cette thérapie personnelle peut être une psychothérapie, mais aussi de l’hypno magnétisme ou d’autres formes de médecines dites alternatives.

Le cabinet du thérapeute constitue un cadre neutre ou peut s’ouvrir un espace de discussion sans jugement et de manière apaisée. Lors de la thérapie, l’enjeu est de retrouver des formes de communication et de travailler sur les rancœurs actuelles ou passées. Tout cela en prenant du recul sur la situation sans minimiser l’ampleur de la souffrance de l’autre.

Lors des séances, plusieurs méthodes peuvent être employées par le thérapeute, comme des exercices de mise en contexte, des jeux de rôle ou de verbalisation. La solution repose sur la volonté du couple à retrouver un équilibre. La prise en charge de la conjugopathie peut se faire de la même façon qu’une dépression nerveuse.

Comment prévenir et lutter contre cette pathologie ?

Nous avons vu que les signes distinctifs annonciateurs de la maladie sont une souffrance mentale et un isolement. Afin de ne pas laisser s’installer ce système de cercle vicieux, il n’y a pas de réponse unique, mais voici quelques points de vigilance :

  • Ne pas se renfermer sur soi : Lorsqu‘une frustration, un sentiment de désaccord ou d’humiliation nait chez l’une des deux personnes, il est important de se confier à l’autre.
  • Garder un dialogue ouvert : Relatif au point précédent, afin de pouvoir se confier librement, le maintien d’une écoute active et sans jugement est essentielle
  • Prêter attention à la douleur de l’autre : Veiller sur l’autre peut être salvateur. Lorsqu’un des deux sujets traverse des bouleversements, ou même des périodes émotionnelles difficiles, restez à l’écoute et soyez présent.
  • Ne pas laisser des rancœurs s’installer : ce sont souvent des sujets mineurs qui lorsqu’ils sont abordés rapidement se dissipent aussitôt. A l’inverse si ces rancœurs s’intériorisent et se prolongent, alors le mal-être risque de croître.

Si vous repérez des signes chez vous-même ou votre conjoint d’un début de conjugopathie, faites-vous aider par un professionnel qui vous donnera un avis médical et vous accompagnera vers des solutions adaptées.


Cet article traite du sujet : Conjugopathie

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